• La traumatologie faciale (y compris les séquelles)
  • Les malformations de la face
  • La pathologie de la muqueuse buccale et des glandes salivaires
  • La chirurgie buccale (dents de sagesse, lésions kystiques des maxillaires)
  • L‘articulation temporo mandibulaire
  • L’implantologie dentaire (y compris les greffes osseuses)

La stomatologie et la chirurgie maxillo-faciale se sont développées lors de la 1ère guerre mondiale « les gueules cassées ». Ainsi sont apparues de nouvelles techniques de chirurgie réparatrice de la face.
Les compétences de cette spécialité médico chirurgicale sont nombreuses.

Les dents de sagesse :

« Pourquoi opérer ? »

Les dents de sagesse ou troisièmes molaires sont extraites :

  • Soit parce qu’elles sont en mauvaise position (incluses, enclavées) et qu’elles ont été ou seront à l’origine de douleurs, d’inflammations voire d’infections.
  • Soit parce qu’elles risquent de perturber le bon alignement des dents. L’indication est souvent  posée par l’orthodontiste chez l’adolescent (germes des dents de sagesse).
  • Soit parce qu’elles sont cariées et ne peuvent bénéficier de soins dentaires classiques.

« Comment se déroule l’intervention ? »

Les extractions des germes des quatre dents de sagesse de l’adolescent peuvent se dérouler sous anesthésie locale en chirurgie ambulatoire, en un temps opératoire.

Plus rarement une anesthésie générale est demandée, imposant une consultation d’anesthésie préopératoire.

Lorsque les dents sont incluses dans l’os, il faut inciser la gencive puis fraiser l’os. Parfois, il est nécessaire de fragmenter la dent avant de l’extraire. Les sutures sont réalisées par des fils résorbables (qui disparaîtront spontanément); leur persistance associée à une irritation locale, après le 10ème jour doit faire consulter pour les enlever.

La durée de l’intervention est variable selon les difficultés, en moyenne 30 à 60 minutes.

Le cliché panoramique est indispensable pour le bon déroulement de l’intervention.

Bien que cela ne soit pas systématique, prévoyez quelques jours d’arrêt de travail (2 à 3 jours) et pour un adolescent un repos à la maison d’une journée.

Les suites post-opératoires :

  • Un minime saignement buccal est fréquent pendant quelques heures après l’intervention ; s’il est trop important, le traitement consiste à appliquer une compresse stérile (5 x 5 cm) sur la zone d’extraction et mordre pendant  20 minutes.
  • Parfois, il peut s’agir d’un œdème ou d’un hématome qui vont se résorber spontanément.
  • La douleur est plus fréquente en bas qu’en haut. Elle cède souvent avec des antalgiques et disparaît en quelques jours.
  • Des « poches de froid » permettent de diminuer le gonflement et la douleur.
  • Les complications post-opératoires sont les mêmes que pour les kystes des maxillaires.

Les kystes des maxillaires

  • Les kystes des maxillaires les plus fréquents sont dus à la « mortification dentaire » (souvent secondaire à une carie). Ces kystes sont souvent de découverte fortuite radiologique (à l’occasion d’un panoramique dentaire) sous l’aspect d’une image radio-claire, appendue à l’apex de la dent causale. Non traités, l’évolution est lente et peut se faire vers un « grand kyste » avec risque de complications.
  • Le traitement consiste le plus souvent en l’avulsion de la dent causale et l’énucléation du kyste.
  • L’examen anatomopathologique du kyste est systématique.
  • L’intervention est réalisée en chirurgie ambulatoire soit sous anesthésie locorégionale, soit sous anesthésie générale. Dans quelques cas une hospitalisation de 24 ou 48 heures s’impose.
  • Parfois, s’y associent une résection apicale de la dent (avec secondairement, le traitement endodontique) et l’avulsion d’une ou plusieurs dents.
  • La durée de l’intervention est variable en fonction des difficultés techniques.

Les suites post-opératoires

Le brossage des dents reste soigneux et rigoureux pendant la période post-opératoire (brosse chirurgicale souple) pouvant déclencher de petits saignements pendant les 24 premières heures. La douleur cède avec les antalgiques et disparaît en général en quelques jours oedème et hématome dans la zone opérée sont possibles (4 à 6 jours).

Complications :

Infectieuse : parfois de manière retardée (quelques semaines après l’intervention) nécessitant la reprise de l’antibiothérapie.

Osseuses : la fracture de la mâchoire inférieure est exceptionnelle (« grands kystes »).

Sinusiennes : une communication entre le sinus maxillaire et la bouche peut survenir. Elle se ferme spontanément en 10 jours à 3 semaines dans la plupart des cas. Il faut éviter de faire des « pressions » (mouchage nasal ou bains de bouche intempestifs). Sa persistance peut nécessiter un traitement chirurgical adapté.

Nerveuses : une lésion de nerf alvéolaire inférieur, voire lingual, peut survenir  de manière exceptionnelle.

L’implantologie

La solution implantaire est un moyen d’accroître votre confort de vie :

  • Soit en stabilisant votre prothèse dentaire amovible actuelle
  • Soit en permettant de réaliser une prothèse dentaire fixe (pour remplacer des dents absentes).

L’implant dentaire (vis en titane) est le substitut d’une « racine » dentaire manquante.

Les implants de forme cylindrique ou cylindro-conique ont des diamètres variant entre 3,3 et 6 mm et, des longueurs entre 8 et 13 mm.

Technique chirurgicale développée en France à l’Hôpital Cochin dans les années 80.

La consultation

Vous êtes adressé par votre praticien pour envisager une solution implantaire.

Lors de la première consultation, les contre-indications formelles sont éliminées (nécessité d’un cliché panoramique).

Dans la plupart des cas, un bilan radiologique complémentaire est demandé (scanner ou  Cône Beam) qui permet de mieux analyser les possibilités implantaires.

Après confirmation du plan de traitement, une information concernant le plan de traitement et ses modalités financières (acte hors nomenclature non remboursé par la Sécurité Sociale) vous est remise; doit également s’y associer le devis prothétique dentaire correspondant réalisé par votre chirurgien-dentiste.

L’intervention chirurgicale

Elle dure environ 30 minutes par implant avec deux techniques chirurgicales possibles.

La technique en un temps (non enfouie) : incision de la gencive, décollement du lambeau et forage de l’os pour y loger l’implant dentaire. Il est recouvert par une vis de cicatrisation visible ; le lambeau est suturé par des fils résorbables.

La technique en deux temps (enfouie) : l’implant est recouvert par la gencive (non visible) ; dans un deuxième temps, la vis de cicatrisation sera positionnée (4 à 6 mois plus tard).

L’intervention se déroule sous anesthésie locale (sans être à jeun) sous couverture antibiotique de principe ; en chirurgie ambulatoire dans les cas les plus complexes.

Un contrôle post-opératoire est nécessaire environ 7 à 10 jours plus tard.

Les échecs implantaires sont rares (environ 2% des cas). Il est possible de réintervenir, le plus souvent avec succès.

Il faut insister sur la bonne qualité de votre hygiène bucco-dentaire et la nécessité d’une surveillance annuelle.

Il faut conserver la traçabilité du matériel implantaire utilisé (figurant sur votre compte rendu opératoire).

La greffe osseuse

Elle peut être nécessaire du fait d’un volume osseux disponible insuffisant pour la mise en place des implants dentaires.

Elle est souvent pratiquée dans le cadre de la reconstruction des maxillaires.

2 techniques sont fréquemment proposées :

  • Le « sinus lift » : il s’agit de réaliser une augmentation osseuse dans la région du maxillaire supérieur proche du sinus en comblant partiellement celui-ci (le plus souvent par un substitut osseux) après élévation de la muqueuse sinusienne.
  • L’apposition : il peut s’agit d’une « autogreffe » prélevée dans la région de la dent de sagesse inférieure ou d’une « allogreffe » (os de banque).

4 à 6 mois plus tard, le site receveur est réévalué cliniquement et  par un examen radiographique (scanner ou Cône Beam) avant la mise en place des implants dentaires.

  • Chez les patients totalement édentés, une greffe osseuse plus extensive est reprise pour la réhabilitation implantaire.

Les interventions sous anesthésie locale en chirurgie ambulatoire

Les conseils pré et post-opératoires en chirurgie buccale :

Avant l’intervention :

  • Prenez votre petit déjeuner et/ ou déjeuner  en fonction de l’horaire de votre intervention.
  • Respectez la prescription médicamenteuse faite le jour de la consultation. Vous pouvez prendre votre traitement médical habituel.

Dans les suites opératoires :

  • Ne crachez pas, AVALEZ NORMALEMENT VOTRE SALIVE.
  • Mangez et buvez FROID le 1er jour.
  • Ne faites pas de bain de bouche durant 48 heures pour éviter les saignements locaux.
  • En fonction de la douleur, prenez les comprimés antalgiques prescrits (ASPIRINE INTERDITE).
  • Pour diminuer l’œdème post opératoire, appliquez des coussins de glace pendant les 3 heures post–opératoires.

Les jours suivants :

  • Essayez de vous brosser les dents normalement (brosse à dents chirurgicale)
  • Continuez les antibiotiques pendant la durée prescrite
  • Commencez les bains de bouche au 3ème jour post-opératoire
  • La visite de contrôle a lieu vers le 10ème Parfois les fils de suture sont enlevés (en règle générale ils sont résorbables).